ZOOM sur le petit-déjeuner

ZOOM sur le petit-déjeuner

Pour certains, le petit-déjeuner est bien souvent oublié ou postposé à “quand j’aurai le temps” et ce, sans accorder de crédit à ses sensations de faim.
Et pourtant…
Prendre un petit-déjeuner riche en énergie est associé à une alimentation globalement plus saine, limite les grignotages tout au long de la journée et contribue à la prévention du diabète de type II. En effet, un petit déjeuner protéiné, par le biais de l’ajout de lait, de fromage blanc ou de yaourt au granola, influence favorablement l’insuline.

Alors, au saut du lit, pas question de sauter le petit-déjeuner*.

*Une nuance doit toutefois être apportée à cette phrase très accrocheuse : en parallèle aux sensations de faim évoquées ci-dessus, il n’est pas question de se forcer à consommer un petit-déjeuner. Il est souvent mentionné comme “le repas le plus important de la journée” mais cette phrase n’est vraie qu’à condition d’éprouver une faim suffisante pour consommer un repas. Si tel n’est pas le cas, commence ta journée et accorde-toi un break à un moment opportun pour consommer un snack équilibré !

 

 

Alimentation pré-péri-post fêtes

Alimentation pré-péri-post fêtes

En ce début de nouvelle année, outre les small talks de type “Meilleurs Voeux, Joyeuses Fêtes, Bonne Santé, …”, combien de fois n’aura-t-on pas entendu, sur un ton sarcastique ou non, un “New Year, New Me” ? Est-ce que le 1er Janvier 2021 devrait résonner différemment que le 31 Décembre 2020 ? 

Depuis l’Antiquité, l’Homme a vu le passage à une nouvelle année comme un nouveau départ. A cette époque, il s’agissait, avant le passage à une nouvelle année, de rembourser ses dettes ou de rendre les objets empruntés. Aujourd’hui, les nouvelles résolutions ont une portée bien plus large. Elles englobent toutes les sphères qui gravitent autour de nous, allant d’une modification de notre personnalité en améliorant telle ou telle facette, ou encore en touchant aux sphères professionnelles, sportives, éthiques, … 

Nous pensons nous vouloir du bien, à nous comme à notre corps, en nous fixant des intentions bienveillantes fixées en début d’année et qui se veulent durables. Toutefois, en n’ayant, d’une part, pas toujours appréhendé les différents changements à mettre en place au préalable et, d’autre part, en voyant ça comme un changement radical et non progressif, cette démarche ne la rend-t-elle pas contre-productive ? 

Il suffit de procéder à une simple recherche Google pour se rendre compte que dans les premières positions de ces fameux listings de “bonnes résolutions” se trouve la non-négligeable et culpabilisante… perte de poids. Pourquoi la retrouve-t-on si souvent en tête du classement ? Bien souvent parce que les fêtes de fin d’année (et l’épiphanie soit dit en passant) ont été généreuses en excès. Les fêtes correspondent souvent à un moment de répit, passé en famille ou entre amis, où des aliments consommés exceptionnellement se retrouvent dans nos assiettes, l’alcool coule parfois davantage à flot que d’habitude, et où on outrepasse quelque peu nos sensations alimentaires. On se soucie bien peu de notre digestion, de notre appétit. Ca ressemble un tant soit peu à du gavage (sans vouloir faire d’analogie à Gaia), non ?

Comment orienter ses actions, et dans le cas échéant, la volonté de tendre vers un mode de vie plus sain, mais également durable ?

1. La Faim – S’écouter. Le corps humain est, pour cela, plutôt bien fait. Il nous permet, par divers signaux physiologiques qui nous sont propres, de reconnaître lorsque nous avons faim. Le ventre creux, le ventre qui gargouille, la tête qui tourne, … font partie des signaux évocateurs de la faim. A ne pas confondre avec l’envie de manger, qui peut apparaître lorsque l’on passe à côté d’une vitrine alléchante, ou de l’armoire de notre cuisine (Dieu sait comme on la voit souvent lorsque l’on télétravaille). Un conseil : ne faites pas vos courses le ventre vide, ça exacerbe l’envie d’acheter des comfort foods !

2. La Satiété – Savoir s’arrêter au bon moment. Le cerveau, et le corps, ont, eux, plus de mal à déterminer lorsque la prise alimentaire doit s’arrêter. Il n’y a pas de solution miracle. Il n’est ni question de s’arrêter à tout prix lorsque l’assiette est finie (après y avoir pesé tous les différents ingrédients, quand bien même cette assiette représenterait l’équilibre nutritionnel idéal et adéquat), ni lorsque le bouton du pantalon est au bord de l’explosion. La satiété, c’est un sentiment de non-faim, que l’appétit est satisfait. Pour savoir la repérer, il faut prendre le temps de manger, poser ses couverts, mâcher, être dans l’instant présent, savoir remarquer que la sensation de faim diminue au fur et à mesure du repas. 

3. L’Envie/La Gourmandise – Ne pas se culpabiliser. Combien d’entre nous n’ont pas déjà eu des accès de frénésie alimentaire ? Ouvrir un paquet quelconque, avoir un pêché mignon, devant lesquels il est difficile d’être parcimonieux ? Faut-il pour autant être ascète ? Certainement pas. Le principal, lorsque l’on se connaît et qu’on connaît nos envies, est de les lister et de pouvoir être conscient de son manque de contrôle lorsque l’on consomme celui/ceux-ci. Nul besoin de ne plus les acheter pour ne pas y céder mais de pouvoir cohabiter avec ses envies. Le principal enjeu sera de pouvoir le déguster, lorsque celui sera consommé plutôt que de céder à du binge-eating. Nous ne sommes pas pour autant surhumains donc s’il vous plaît, n’essayez pas de vous conditionner à être tout le temps irréprochable, il faut aussi savoir accepter ses écarts, sans se culpabiliser.

4. La Dépense Energétique – Tendre vers un mode de vie actif.  La dépense énergétique est composée de :

A. Du métabolisme de base : la dépense énergétique d’un individu dans les conditions basales, à savoir au repos ;

B. De l’action dynamique des aliments, c’est-à-dire de l’énergie utilisée pour la digestion, l’absorption, le stockage et l’élimination ; 

C. De l’activité physique spontanée :  ;

D. De l’activité physique liée aux exercices : Les bonnes résolutions, ce n’est pas se forcer à s’inscrire dans une salle de sport. Alors, oui, il est vrai que payer pour faire du sport incite peut-être à se rendre à la salle (par souci de rentabilité ?). Mais pour combien de temps ? Trouvez un sport qui vous plaît, en individuel ou en collectif. Et dites-vous que cela n’est pas immuable. L’hiver peut être propice à trouver des activités d’intérieur : installer un home trainer, un vélo d’intérieur, un tapis de gym, des élastiques, … Il y a mille et une solutions pour se bouger même quand la luminosité et le temps ne sont pas de notre côté. Essayez également de vous rendre au travail à pied, à vélo ou de réduire les moments de sédentarité qui parsèment notre vie (et d’autant plus si votre métier consiste à être assis devant un écran) ;

5. Les besoins énergétiques – S’alimenter quantitativement

Nos besoins sont déterminés par notre âge, notre sexe, notre poids, notre activité, notre état physiologique, … Je pense n’apprendre rien à personne en disant qu’un poids stable s’obtient en équilibrant ses apports et ses besoins. Cela paraît simple sur papier mais parfois nettement moins évident avec les aléas du quotidien. Notre sommeil, notre récupération post-effort physique, notre transit peuvent impacter positivement ou négativement nos apports. En effet, notre transit peut être perturbé par un manque d’hydratation, une digestion ralentie, de l’anxiété, du stress, un manque de fibres, … ce qui peut, entre autres, se répercuter sur notre poids ou notre silhouette. Le poids et l’équilibre nutritionnel ne se limitent pas à un day-to-day mais à un day-to-life.

6. Rééquilibrage – S’alimenter qualitativement

Cela rejoint les premiers points de cette liste dans le sens où il est important d’écouter nos sensations alimentaires (faim, satiété, rassasiement), tout en gardant à l’esprit qu’il est important de diversifier son alimentation, d’apporter des aliments de haute valeur nutritionnelle et de tendre vers des prises alimentaires à densité énergétique faible. 

Le Food In Action a répertorié 5 priorités pour mieux manger : 

A. Les produits céréaliers complets (minimum 125g par jour) ; 

B. Les fruits (250g par jour) et légumes (300g par jour) ;

C. Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges, pois cassés, …) : au moins 1x par semaine ;

D. Fruits à coque et graines : 15 à 25g par jour ;

E. Sel : limitez le sel en cuisine et ne salez pas à table

En espérant vous avoir dissuadé.e ou, en tout cas, vous avoir quelque peu convaincu.e de l’utilité de vous préparer au préalable à mettre en place des habitudes qui tenderont à modifier durablement vos apports alimentaires et votre mode de vie (sans passer du tout ou tout et sans attendre une date butoire quelconque). 

N’hésitez pas à recourir à un.e dieteticien.ne si vous souhaitez être accompagné.e dans une démarche de rééquilibrage alimentaire.

Prenez soin de vous !

Louise

5 conseils pour penser positivement

5 conseils pour penser positivement

Crédit photo : Camille Deceunink (micadec sur Instagram).

Pandémie, épidémie, crise sanitaire… appelez la COVID-19 comme vous le désirez. Ces mots jonchent notre vocabulaire depuis plusieurs mois désormais. Notre quotidien s’est vu prendre une toute autre facette et nous avons dû rapidement nous habituer, nous adapter, au prix fort pour certains. D’une part, notre vie professionnelle s’est vue chamboulée, obligeant certains à télétravailler cinq jours sur cinq, et d’autres, à être contraints de fermer leurs commerces. D’autre part, notre vie sociale a été successivement réduite et agrandie, profitant d’un sentiment éphémère de retour à la normale. Il fut toutefois de courte durée. Une partie de la population mondiale a été plongée dans un reconfinement, soumettant une nouvelle fois notre santé mentale à de rudes épreuves. Nos attentes sont floues, nos objectifs sont difficilement planifiables, notre futur est incertain. Ce qui peut parfois rendre nos actions quotidiennes vaines de sens, d’espoir… Cela a malheureusement été le cas pour cette jeune entrepreneuse liégeoise. Ce cas est loin d’être une histoire isolée et nous devons veiller à prendre soin de notre santé mentale, de nos émotions, de nos états d’âme. Nos pensées déterminent la façon dont nous nous mettons en rapport avec les obstacles qui se dressent sur notre chemin. 

Parce qu’on le dit souvent que “Kalisana est surtout un style de vie qui permet de se sentir bien dans son corps et son esprit”, nous avons décidé d’interviewer Isaline Delvenne, psychologue et spécialisée en psychologie positive. En espérant que cet article mette un peu de soleil dans la grisaille actuelle imposée par le coronavirus, le manque de luminosité et la baisse des températures faisant suite au changement d’heure et à la saison automnale. 

Hello Isa ☺Selon toi, quelles sont les séquelles que le(s) confinement(s) vont laisser ? 

Les enfants peuvent ressentir beaucoup d’angoisses face à la situation. C’est important qu’ils puissent comprendre ce qu’il se passe et que les parents puissent eux-mêmes exprimer leurs inquiétudes et en parler ouvertement pour pouvoir en discuter avec leurs enfants. C’est sûrement un grand défi pour les adultes, car cette pandémie peut générer beaucoup d’inquiétudes par rapport au futur (quel monde on va laisser à nos enfants, etc). Mais ce n’est pas de la faiblesse d’être capable d’assumer ces sentiments de peur. Au contraire, cela montre aux enfants que leurs parents sont parfaitement humains, que eux aussi ils peuvent vivre des émotions plus désagréables. C’est finalement un bon exemple à donner aux enfants : juste montrer que les adultes peuvent aussi avoir peur, et que les émotions moins drôles sont tout à fait légitimes, qu’on a le droit de les ressentir et de les exprimer. 

Il y aura (et il y a déjà énormément) de souffrance chez les personnes plus démunies… La souffrance des personnes plus précarisée est exacerbée et la pandémie creuse toutes ces inégalités sociales déjà bien présentes avant le COVID. 

Je pense clairement qu’il y a aussi d’énormes conséquences sur les personnes âgées, et surtout sur la manière dont notre société les considère. La manière dont la pandémie a été gérée dans les maisons de repos, dans les hôpitaux avec les personnes âgées montrent clairement à quel point on devrait faire preuve de beaucoup plus d’humanité et d’inclusion à leur égard en les traitant comme nos racines, comme une richesse, et non comme un coût à la société…

La résilience de tous va être mise à l’épreuve (et l’est déjà fortement !)

Quels sont les avantages du temps gagné à être confiné chez soi, et par la même occasion de cette rupture face à un quotidien à du 100 à l’heure, à un manque de temps notoire « pré-covid » ?

Quand on a le luxe de le faire, on peut se demander ce qui est vraiment essentiel pour nous dans la vie.  Cette situation que l’on vit tous peut être un moment adéquat (malgré nous) pour faire le point sur notre vie, nos relations (ce qu’elles nous apportent, celles qui nous tirent vers le haut, celles qui nous font du bien ou au contraire celles qui nous drainent parfois de l’énergie) ; sur notre boulot (est-ce qu’il a du sens pour moi ? Est-ce que j’ai l’impression de contribuer à la société, est-ce que je suis dans un environnement sain pour moi ? Est-ce que j’aime ce que je fais au jour le jour… ?). 

Se poser ces questions peut nous apporter un éclairage sur notre vie, nos habitudes, et nous faire nous demander sincèrement si ce rythme effréné nous convient vraiment ou si l’on est juste emporté par cette pression sociétale. Tout ce qui en ressort est l’importance d’accepter son propre rythme, de prendre le temps d’écouter ses besoins et d’en faire une priorité. Evidemment dans la mesure du possible, et selon nos réalités personnelles ☺ 

Aussi, lors du premier confinement particulièrement, les gens se sont dirigés vers des activités beaucoup plus artistiques : beaucoup de personnes se sont mises à lire, à écrire, à faire du yoga, à se mettre au sport, ressortir des pinceaux, à travailler dans le jardin, à cuisiner, à ré-envoyer des lettres aux proches… L’ennui favorise la créativité. Et la créativité permet vraiment un retour à soi, un retour aux activités qui nous sécurise, aux activités qu’on faisait naturellement quand on était enfant mais qu’on a laissé de côté depuis (pour la plupart des gens ☺). 

Quels sont tes tips quant au fait que le Moi est plus que jamais au centre de nos vies ?

 

1. Oser vivre ses émotions : les accepter, ne pas s’en vouloir de vivre des émotions plus désagréables. Ne pas s’excuser de les vivre, ce qui compte c’est ce qu’on en fait.  Puis rappelons-nous que ressentir des émotions désagréables ne fait pas de nous une personne désagréable, ça fait juste de nous un être humain ☺ 

2. Revenir aux activités qui nous procurent de la joie : réfléchir à ce qui nous met naturellement en joie. Cuisiner, aller courir, jouer à des jeux de sociétés, peindre… peu importe, tant que l’activité nous procure de la joie et de l’enthousiasme. C’est super important de ressentir des émotions positives pour avoir la force de traverser les émotions plus désagréables. Et puis quand on fait ce qu’on aime, nos batteries sont bien rechargées ☺ 

3. Rituel de gratitude : chaque soir, écrire (ou dire dans sa tête), 3 choses pour lesquelles on est reconnaissant dans la journée. En psychologie positive, la gratitude a été étudiée pour ses nombreux bénéfices : elle nous permet de nous sentir moins seul, elle augmente notre niveau de bonheur (ainsi que celui de nos proches dès lors qu’on partage nos émotions positives autour de nous !), elle nous permet de vivre plus longtemps, et elle améliore notre santé physique et mentale. 

4. Rester connecté avec les gens qu’on aime : ce qui peut être très compliqué à vivre pour certains, c’est le manque d’interactions sociales de qualité. Nos relations de qualité sont vraiment la clé principale de l’épanouissement personnel, alors faisons en sorte de maintenir le contact par des échanges (vidéos, photos, messages, lettres…). Sans forcer les choses non plus : encore une fois, il n’y a pas de pression à se mettre, chacun doit respecter son propre rythme, ses besoins…

5. Prendre soin de notre corps : notre corps est notre carburant, et si on ne prend pas soin de lui, on ne peut pas se sentir bien. Plus que jamais, c’est important de prendre du temps pour sortir (dans la mesure du possible), juste aller marcher, faire un sport qui nous procure du plaisir et la sensation de déconnecter un peu du mental (qui va parfois à mille à l’heure). Ou juste s’asseoir, méditer, prendre quelques respirations… 

Réflexion un peu plus générale liée à la santé mentale et la pandémie 

Cette année 2020 a été hyper chargée sur le plan social, psychologique, émotionnel… Chaque personne a vécu son lot de stress et de tension à  des degrés différents et a dû faire preuve de capacités d’adaptation. Ces états émotionnels intenses peuvent faire place à de l’épuisement, à de la tristesse, à  une baisse de motivation, une fatigabilité intense, une grande baisse d’énergie (surtout au mois de novembre, là où le manque de luminosité se ressent beaucoup sur le moral). 

L’année a été difficile de manière générale, et en plus de cette pandémie viennent s’ajouter nos obstacles personnels de la vie quotidienne. Ne surtout pas se culpabiliser d’avoir des moments plus down, ne surtout pas se mettre la pression et se dire « Je suis en bonne santé » ; « Je suis dans de bonnes conditions, je ne peux pas me plaindre ». Même en vivant dans de bonnes conditions, chacun a sa propre sensibilité, et nos capacités d’adaptation sont rudement mises à l’épreuve ☺ Soyons juste indulgents. Cette période ne nous définit pas.

Enfin, on devrait prendre soin de notre santé mentale autant qu’on prend soin de notre santé physique. Lorsqu’on a facilement accès aux soins de santé, on a tellement facile à prendre rendez-vous chez le dentiste et tellement de réticence à aller consulter un psychologue. Alors que notre santé mentale est tout aussi importante que la santé physique. On ne doit pas attendre d’être en méga crise existentielle pour aller consulter. Parfois, c’est plus en termes de prévention qu’il est important d’aller déposer ses émotions et ses questionnements quelque part, dans un endroit de confiance et là où on se sent en sécurité.

Merci à Isaline Delvenne pour ces réponses pleines de résilience, de vie et d’honnêteté.

Prenez soin de vous.

La Team Kalisana

Partie 2 : Les fondements de la diététique et de la nutrition – Approfondir

Partie 2 : Les fondements de la diététique et de la nutrition – Approfondir

Au bout de deux semaines d’attente désespérément longue que la seconde partie de ce “cours” soit publié… il l’est enfin. Pour ne pas vous faire patienter davantage, bien que meubler des discussions, ou des articles sur ce blog en l’occurrence, puissent être un loisir en soi, je vais de ce pas m’attaquer à un morceau nettement plus colossal. C’est sans ménagement que l’on peut commencer (après trois phrases, on peut encore parler de commencement?) à parler de macronutriments (d’où le colossal… Ca fait sens?). 

Les macronutriments sont plus communément dénommés Protéines – Lipides – Glucides – Fibres, autrement dit quatre entités dans le domaine de la diététique et de la nutrition. 

Quoi de plus représentatif que la pyramide alimentaire pour vous expliquer en long et en large les macronutriments ainsi que leur place dans notre alimentation quotidienne. Cette pyramide alimentaire a été revue maintes fois, en voici la version francophone la plus récente. Hé oui notre cher petit pays a encore trouvé un stratagème pour faire doublement le travail. En effet, la Flandre détient sa propre version au niveau de l’alimentation… avec la pointe en bas (originale n’est-ce pas ?).

La Flandre a, elle, séparé l’activité physique de la pyramide alimentaire en tant que telle, et a ainsi créé une pyramide exclusive pour la santé et les mouvements.

Quoi qu’il en soit, les versions francophone et néerlandophone sont unanimes à ce niveau-là, l’activité physique est le principal levier de la dépense énergétique ! Elle est également régulée par le métabolisme de base ainsi que les actions liées spécifiquement aux aliments (digestion, absorption, élimination, stockage). Toutefois, elle est dépendante de l’environnement ainsi que de facteurs génétiques et individuels. On est malheureusement pas tous égaux ! Rien ne sert donc de comparer 🙂


Attaquons-nous désormais aux macronutriments.

 

Protéines

Les protéines des organismes vivants sont composés de 20 acides aminés mais seulement 9 sont essentiels, à savoir qu’ils ne peuvent être synthétisés de novo à une vitesse suffisante pour assurer le maintien des fonctions biologiques associées à l’essentialité du nutriment. 

Les acides aminés participent à la synthèse protéique ainsi qu’à la récupération musculaire post-effort. Les protéines consommées sur une journée proviennent du règne végétal à hauteur de 80% via les céréales, les tubercules et les légumineuses, et à 20% du règne animal. La digestibilité des protéines végétales est toutefois moindre que celle des protéines animales. 

Petit mémo pour les lacto-ovo-végétariens et les végétaliens : vos besoins sont donc majorés par rapport à des omnivores. 

 

Lipides

Les lipides sont les composants de nos membranes cellulaires et sont la principale forme de stockage de l’énergie. Ils sont vecteurs des vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K) et favorisent leur absorption. Il existe trois familles : les lipides saturés, les lipides mono-insaturés et les lipides poly-insaturés. Les premiers sont les plus athérogènes pour la santé cardiovasculaire, il faut donc veiller à les consommer avec parcimonie. Ils se cachent malheureusement partout : graisse animale, graisse laitière, biscuiterie, boulangerie, huile de palme, de coco. Ne croyez pas aux bienfaits surcotés de ces huiles exotiques ! 

Parmi les lipides poly-insaturés se cachent les oméga-6 et les oméga-3, autrement dit les acides gras essentiels ! Il faut donc les inclure dans notre alimentation afin de ne pas en être carencés. Les lipides poly-insaturés, majoritairement, ont des effets favorables sur les lipides sanguins (cholestérol, triglycérides, etc.), sur l’agrégation plaquettaire et sur l’inflammation. Afin de jouir de leurs bienfaits, la proportion de l’un et l’autre oméga est cruciale. Les oméga-6 sont largement présents dans notre consommation quotidienne tandis que les oméga-3 sont les grands oubliés. Ces derniers sont présents dans certaines huiles végétales (lin, noix, colza, germe de blé), dans les noix et dans les poissons gras (hareng, anguille, maquereau, sardine, saumon, thon). Petit tips : en prévoyant vos repas de la semaine, pensez à les inclure dans quelques repas.

 

Glucides

Les glucides sont notre carburant, pas question de les délaisser ou de laisser raison à toutes ces personnes qui les bannissent ! L’apport en glucides doit toutefois être principalement fourni par le biais d’aliments riches en fibres et en micronutriments tels que les céréales complètes, les légumineuses, les fruits et les légumes. Ceux-ci s’avèrent avoir une qualité nutritionnelle accrue. Les régimes pauvres en glucides ont des effets notoires sur les performances cognitives, sur l’humeur ainsi que sur la fatigue. L’apport en glucides, en bonnes proportions, avant l’effort, garantit un apport énergétique qui sera correctement oxydé. Pendant l’effort, ils permettent de maintenir les réserves en glycogène (et donc l’énergie nécessaire induite par l’effort). Après, les glucides contribuent à la restauration complète du glycogène ainsi que l’absorption des protéines. Que ce soit pour des personnes désireuses de perdre du poids, des sportifs, ou des personnes sédentaires, les glucides ont une place non négligeables dans notre alimentation, alors participez à leur bonne presse.

Une nuance est toutefois à pointer du doigt. Sur les étiquettes nutritionnelles, nous pouvons lire en-dessous de la ligne glucides, le “dont sucres” faisant référence aux monosaccharides (glucose, fructose, galactose), aux disaccharides (saccharose, lactose, maltose, tréhalose) et aux polyols (sorbitol, mannitol, lactitol, xylitol, erythritol, isomalt, maltitol). Beaucoup de ces “oses” sont naturellement présents dans les aliments. D’autres y sont ajoutés (sirop de fructose, sucre raffiné, sucre non raffiné, …). Veillez donc à lire la liste des ingrédients afin de pouvoir critiquer le nombre inscrit à côté de cette fameuse ligne. 

 

Fibres

Sans rentrer cette fois dans les détails des fibres au niveau de leur solubilité, de leur fermentescibilité, de leur caractère prébiotique, et j’en passe… elles ont de nombreux effets sur la santé. En effet, un apport élevé en fibres contribue à une prévalence plus faible de maladie coronarienne, d’accident vasculaire cérébral et de maladies vasculaires périphériques. Cela réduit également les facteurs de risque tels que le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension ainsi que la dyslipidémie. Elles stimulent, par le biais des acides gras à chaîne courte, le système immunitaire. Les fibres s’avèrent être un partenaire idéal étant donné que la densité énergétique est souvent moindre et que la qualité nutritionnelle est, elle, accrue. 

 

Ce chapitre s’est donné pour mission de passer en revue les nutriments répertoriés sur les étiquetages nutritionnels afin de quelque peu les démystifier. Il permet ainsi de les présenter de façon sommaire et d’en comprendre les rôles. 

 

En espérant que l’audience soit toujours attentive à la fin de cet article. 

 

Louise Florizoone

 

Partie 1 – Les fondements de la nutrition et de la diététique : Se familiariser

Partie 1 – Les fondements de la nutrition et de la diététique : Se familiariser

(J’espère que vous aimez ce pseudo intitulé de cours à 5 crédits).

Nous vivons et nous consommons. Telle est la réalité ou en tout cas une des façons de voir la réalité. Face à l’expansion du nombre de petits commerces/épiceries/supermarchés (j’ai classé ces dénominations comme les poupées russes… vous voyez?) et, par la même occasion, du nombre de produits alimentaires auxquels nous sommes exposés, il est parfois difficile d’émettre un avis et de choisir en connaissance de cause. Alors le gouvernement français a mis en place, il y a quelques années, le système du Nutri-score. Ce système d’étiquetage nutritionnel comprend cinq lettres, allant de A à E et du vert au rouge, correspondant à la qualité nutritionnel d’un produit alimentaire. Malin comme invention n’est-ce pas ? Mais est-ce aussi simple que ça à déchiffrer ?

Quelques éclaircissements au sujet du Nutri-score :

Tout d’abord, le Nutri-score est attribué selon les qualités nutritionnelles d’un produit et est toujours calculé pour 100g d’aliment.

De plus, il est calculé en tenant compte, d’une part, des points positifs du produit alimentaire, à savoir la présence de : fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, noix et olive. D’autre part, des points négatifs : calories, acides gras saturés, sucres, sel.

Enfin, il a été imaginé dans le but de pouvoir comparer des produits au sein d’une même famille alimentaire. En effet, prenons à tout hasard les céréales petit-déjeuner. Des céréales de la marque connue de tous et dont on ne citera pas le nom mais qui commence par un K … (je parle de Kellogg et pas de Kalisana, nettement plus réputée, bien entendu) se verront attribuer un D. Autant vous dire que son contenu nutritionnel les relégue au bas de l’échelle. Et à quoi bon avoir l’estomac rempli tout au plus une à deux heures ? Tandis que notre Spring Granola se verrait sans doute attribuer la lettre B (car calculé sur 100g d’aliment. Une portion de 40-50g, variant selon la corpulence et l’athlétivité de l’individu X, serait plus adaptée pour le petit-déjeuner).

Après avoir dressé un résumé non exhaustif de cet outil nutritionnel mis sur le marché pour aider le consommateur, nous pouvons désormais nous attaquer aux prémices de l’étiquetage nutritionnel.
Certaines choses y sont obligatoires :

La dénomination de vente ;

La liste des ingrédients ;

La date limite de consommation ;

La quantité ;

Les conditions de conservation et d’utilisation ;

Le mode d’emploi ;

Le nom et l’adresse du fabricant/site de conditionnement/vendeur/distributeur ;

Le numéro de lot ;

Les valeurs nutritionnelles

Une des obligations ci-dessus nous amène parfois à s’arracher les cheveux tant elle est composée d’un nombre incalculable d’aliments, d’additifs, d’arômes, et j’en passe. Ce n’est autre que … la liste d’ingrédients. Les aliments y figurant sont classés par ordre de grandeur. Ainsi, le premier sur la liste est celui qui y est majoritaire, et ainsi de suite. De plus, le pourcentage réel n’est obligatoire que pour les aliments figurant dans la dénomination de vente de l’aliment. Cette liste contient parfois des additifs et/ou des arômes. Les premiers, synthétiques ou naturels, sont ajoutés intentionnellement aux denrées alimentaires afin de faciliter le processus de fabrication, d’en améliorer l’apparence, le goût, etc. Ils sont légalisés et répertoriés selon une côte d’appréciation sur le site suivant : https://www.quechoisir.org/dossier-additif-alimentaire-t139/
Les seconds, eux, agrémentent les produits d’une odeur et/ou d’un goût modifié.

Ainsi, l’industrie alimentaire a progressivement joué avec différents stratagèmes pour tromper le goût et le plaisir alimentaire des consommateurs. Cela a eu des répercussions sur les habitudes mais également les sensations alimentaires des individus.

Et si on se réappropriait une nourriture de qualité, en pleine conscience et sans culpabilité ?

Dans deux semaines, je passerai en revue la lecture des valeurs nutritionnelles afin de vous familiariser avec les différents macronutriments.

Ne manquez pas notre dernier, mais pas des moindres, revendeur de notre Spring Granola : https://www.nutri-bay.com/collections/kalisana

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